| ACCUEIL | SOMMAIRE | 1986-1987 |
| ci-joint Vidéo du site de l'ina.fr | |||||
| Depuis leur victoire en 1941, les Bordelais ont échoué par six fois en
finale de la Coupe de France. Mais face à Marseille, neuf fois vainqueur du trophée, dont deux aux dépens de Bordeaux, les coéquipiers d'Alain Giresse vont prouver que l'histoire n'est pas un éternel recommencement : un lob d'anthologie du capitaine des Girondins leur permet de mettre un terme à la série noire. |
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Pour la cinquième fois depuis 1917, un tenant est éliminé dès son entrée en lice : en l'occurrence, c'est l'AS Monaco qui fait les frais de la détermination des joueurs havrais. Les amateurs de Blénod réussissent pour leur part à poursuivre leur parcours jusqu'en huitièmes, où ils sont finalement stoppés par les Marseillais. |
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| Les Girondins qui font une saison en Championnat mi-figue mi-raisin avec
une défaite historique à Monaco (0 à 9) vont se rattraper en Coupe de France. Ils éliminent trois clubs Parisiens (Racing, Red Star, PSG) plus Monaco (en se vengeant de leur échec en Championnat) et Lille. |
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Les Marseillais ont bénéficié d'un tirage plutôt favorable (Montauban,
Pont-Saint-Esprit, Blénod, Racing et Rennes) se qualifie pour la Finale
alors que l'on apprend que Bernard Tapie va reprendre le club et constituer
un staff autour de Michel Hidalgo, débauché de la Direction Technique de
la FFF. Si Tapie n'est pas responsable de la qualification pour la Finale, il sera quand même au Parc des Princes pour présenter sa future équipe. |
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| Ces derniers retrouvent en finale les Bordelais, vainqueurs du grand favori
de l'épreuve : le Paris Saint-Germain, nouveau champion de France et trois fois finaliste - pour deux victoires - lors des quatre dernières éditions de la Coupe de France. |
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La première période de cette finale est une affaire de penaltys. Un premier est accordé aux Girondins dès la 25ème minute. Mais, ayant analysé le type de jeu des deux équipes en présence, le gardien marseillais Joseph-Antoine Bell a prévu ce cas de figure, de même que le tireur potentiel. Il a ainsi conclu que le Bordelais Reinders, connu pour ses frappes surpuissantes, serait choisi pour tirer en force un tel penalty. | ||||
| Les mains derrière le dos pour masquer des poings serrés prêts à renvoyer le missile, Joseph-Antoine Bell choisit de ne pas bouger. Une tactique payante, car tout se passe comme prévu et le gardien girondin repousse le tir de Reinders frappé plein centre ! A quelques secondes de la pause, ce sont les coéquipiers du capitaine marseillais Bonnevay qui ont cette fois l'occasion de prendre l'avantage, à nouveau sur penalty : Diallo s'en charge et ouvre le score. Il sera le meilleur joueur de la Finale, avec ses dribbles déroutants. |
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Dès la reprise, ce même Diallo sème une nouvelle fois la panique dans la
surface girondine en tirant sur la barre. Mais les Bordelais laissent passer l'orage avant de réagir : à la 52ème minute, Jean Tigana parvient à remettre les deux équipes à égalité. Le score en restera là pendant plus d'une heure de jeu : finalement, à la fin de la prolongation, alors que la rencontre se dirige tout droit vers une séance de tirs aux buts, Tigana adresse un centre à Giresse. |
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| Contrôle de la balle et petit lob, tranquillement ajusté : un petit chef d'oeuvre, en guise de cadeau d'adieu au club de Bordeaux. Les Olympiens ne méritait pas ça, car ils ont dominé dans l'ensemble la formation Bordelaise. Mais le talent du Marseillais Tigana et celui de Giresse ont fait la différence. Dès la saison suivante, le meneur de jeu aquitain rejoint Joseph-Antoine Bell sous les couleurs marseillaises. |
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Finale 30 Avril 1986 au Parc des Princes Bordeaux bat l'OM 2 buts à 1 (0 - 1) Arbitre Mr Quiniou 45429 Spectateurs Buts Diallo (45eme sur penalty, Tigana (52eme), Giresse (117eme) Bordeaux - Dropsy - Thouvenel, Roche, Battiston, Rohr - Girard, Tigana, Giresse, Tusseau - Lacombe puis Lassagen (64eme), Reinders - OM - Bell - Anigo, Bade, Bonnevay, Galtier - Zanon puis Lorant (103eme), Martinez, Francini - Diallo, Audrain puis Di Meco (56eme) |