| OM4ver | Chroniques Olympiennes |
| 7 août 2009 à 10:00 OM 4 ever A l’heure où le Championnat de la saison 2009/2010 va ouvrir ses portes, on se rend compte que c’est encore l’OM qui occupe l’espace footballistique Français, qui fait parler de lui alors que le Champion est Bordeaux et que Lyon vient de finir un cycle de 7 titres consécutifs. Pourtant, le vieux club Marseillais n’a plus rien gagné depuis 1993 (on va au moins lui accorder sur le terrain) et n’a pu que s’approprier une Coupe Intertoto durant ses longues seize années de disette.. |
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Les entraîneurs de Ligue 1 l’ont désigné comme favori au titre, Canal Plus et Orange s’arrachent ses diffusions, et sur les Radios, on entend beaucoup plus parler de Didier Deschamps que de Laurent Blanc et Claude Puel.. L’OM, l’OM, l’OM, OM for ever, OM pour toujours, OM éternel, club préféré des Français, même au-delà des Bouches du Rhône. D’où provient cet amour, cet attachement alors que la concurrence peut aller des verts de Saint-Etienne aux Girondins de Bordeaux, sans parler de Reims, de Lyon ou du PSG. |
Tout d’abord, c’est bien sûr cette tête de Basile Boli qui s’élève au-dessus de la défense Milanaise (Rijkard, Maldini, Baresi, excusez du peu) pour aller placer le ballon dans la cage du pauvre Rossi, complètement figé dans la circonstance. Le but n’a rien d’extraordinaire, mais il offre la seule Champion’s League d’un club Français à l’équipe Provençale qui avait échoué deux ans auparavant face à l’Etoile Rouge de Belgrade. Au-delà du but, il y a aussi le symbole. |
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Basile Boli, les larmes de la défaite de Bari pour ce Français d’origine Africaine, ralliant à lui tout un pays, tout un continent pour un triomphe Européen à Munich. Ces images ont marqué la France entière, mais aussi l’Afrique qui va s’identifier à ce club vraiment pas comme les autres, où la garde noire Angloma Desailly Boli va préserver le score tandis que Abédi Pelé va multiplier les arabesques au milieu de la défense Italienne. |
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Quelle symbolique aussi que l’échec de JPP, devenu Milanais mais Olympien de cœur, qui va au fond de lui-même manquer la balle de l’égalisation. Il y a dans ce succès de 1993 tous les ingrédients pour faire du club Marseillais le symbole d’une victoire que l’on aime, d’un triomphe à la Pyrrhus car l’affaire de Valenciennes provoquera dans la foulée la chute des Olympiens et de leur gourou Bernard Tapie. Car, c’est la justement où l’OM touche au cœur. L’OM est humain, avec ses qualités et ses défauts, ses vertus, ses valeurs et ses faiblesses. |
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Depuis 1924, date de son premier succès en Coupe de France, les Olympiens ont disputé ou gagné dans chaque décennie une finale de Coupe de France, picoré dix titres de Champion entre 1929 et 1993, gagné une Champion’s League et joué quatre finales de Coupe d’Europe. |
Cette continuité est unique en France, les Marseillais ayant au fil du temps des adversaires qui s’éparpillèrent dans l’histoire, de Sète à Lyon, de Lille à Sochaux, du Racing au PSG, de Reims à Nice, de Saint-Etienne à Bordeaux, de Monaco à Nantes. |
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Car l’OM, contrairement aux autres clubs dont certains disparurent de la circulation, se noya quelque fois dans la piscine de la Deuxième Division (12 années en quatre fois), recevant même l’extrême onction en 1981, sauvé par les minots du club qui avait gagné la Gambardella deux saisons auparavant. A chaque fois, les Olympiens retrouvèrent leur luxe d’antan, avec Marcel Leclerc, Magnusson et Skoblar, avec Bernard Tapie Waddle et Papin, et plus récemment avec Didier Drogba et Franck Ribéry. |
Car, c’est là aussi que le club Marseillais se distingue des ses concurrents Français. Les joueurs, les entraîneurs, les Présidents ont de la gueule. Tais toi Marseille tu cries trop fort. Mais l’histoire Olympienne est jalonnée de joueurs prestigieux, exotiques, et dont le style de jeu a souvent émerveillé le monde du ballon (comme on dit sur la Canebière). |
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Quand aux coaches et aux présidents, ils furent souvent Pagnolesques, de Dancausse à Pape Diouf en passant par Leclerc et Tapie, de Jean Robin à Erik Gerets, avec les illustres Mario Zatelli, Jules Zvunka, Otto Gloria, Raymond Goethals et l’inimitable Rolland Courbis. Il se peut que tu admires la marine Française, mais la marine Française te dit M…. On pouvait rejouer la partie de cartes à chaque décennie, au deuxième sous-sol comme au dernier étage, il s’y passait toujours quelque chose, comme au bar de la marine. |
Pour en revenir aux joueurs, c’est sûr qu’ils ont toujours fait rêver. Avec Vasconcellos, le jaguar Brésilien, Willy Kohut, le canon Hongrois, et surtout Larbi Ben Barek, la perle noire Marocaine, ça avait sacrément bien commencé avant la guerre. Ensuite, Gunnar Andersson, Roger Scotti avant l’artiste Roger Magnusson et le buteur Josip Skoblar, peut-être le plus grand de tous (44 buts en 1971). |
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Tous spectaculaires, sans compter que Bernard Tapie va s’offrir JPP et l’inimitable Chris Waddle. Tu penses avoir fini et tu vois débarquer Didier Drogba, puis juste après Franck Ribéry. Tu peux revoir les cassettes, mais franchement, tous ces joueurs, ils sont obligés de te faire b…. Et ça s’étale sur près de 80 ans. |
Non, vraiment, ce club, on n’est pas obligé de l’aimer, mais il ne peut pas te laisser indifférent. Alors, on continue la saga. Le meilleur et le pire sont à venir. Avec mon ami Alain Pécheral et ses « Grandes histoires de l’OM », on essaye de perpétuer l’histoire, moi modestement sur OM4ever. D’autres reprendront le flambeau mais la légende ne s’arrêtera jamais. Rêver un impossible rêve pour atteindre l’inaccessible étoile !!! |
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