T'as voulu voir Paris

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PSG OM, c'est à 21h.

On ne va pas revenir sur les incidents passés, mais souligner que ce clasico, ainsi nommé par Canal plus pour faire monter la mayonnaise de l'audimat, a malgré tout fait grimper les passions plus souvent autour du stade que sur le terrain.

Profitons en pour revenir sur l'histoire de ces Paris Marseille

On oublie que deux Marseillais furent à l’origine de la montée en Première Division des Parisiens.
On va avoir l’occasion d y revenir. De plus, il faut savoir que si l’OM fut créé en 1899, (110 ans déjà), le PSG n’existe que depuis 1970 et que d’autres rivaux de la capitale (Racing, Club Français, Stade Français, Red Star...) furent opposés aux Olympiens dans l’ancien Parc des Princes, à Saint-Ouen, à Colombes et même à Buffalo. Votre serviteur n’oublie pas non plus qu’il quitta l’OM pour le Red Star, et il n’est pas vraiment évident de passer des calanques au marché aux puces. Mais je n’en suis pas mort pour autant. Mais revenons à la jeune histoire du PSG.
Le Paris Football Club est créé à l’initiative de la Ligue qui veut un club pour le futur Parc des Princes qui va voir le jour en 1972. En effet, le Racing et le Stade Français ont disparu du professionnalisme et le Red Star de Saint Ouen est trop marqué comme club de la banlieue rouge. Mais ce club artificiel doit fusionner avec Saint Germain qui joue en CFA (et que l’OM a éliminé en Coupe en 1969) pour récupérer la structure amateur et les équipes de jeunes. Le protocole de fusion est signé le 10 juin 1970 et le conseil d’administration extraordinaire du 26 juin 1970 porte Pierre-Étienne Guyot à la présidence. Guy Crescent lui succède le 4 juin 1971, puis Henri Patrelle (Saint Germain) retrouve sa place de président le 17 décembre 1971.
Sportivement, la première saison du club installé immédiatement en D2 se termine par un titre de champion de France et une promotion en D1. Suite à des pressions de la mairie de Paris qui refuse de subventionner un « club banlieusard », le club est scindé en deux en mai 1972.
La section professionnelle passe sous les couleurs (orange) du Paris FC et reste en D1, tandis que les amateurs du PSG sont relégués en CFA.
Le mariage avec le PFC aura tenu moins de deux ans. Mais surprise, le PFC redescend en 1974, l’année où le PSG qui a été repris par Daniel Hechter remonte en Première Division. Le hasard du destin. Le PSG est donc le seul club a être monté deux fois en Première Division sans jamais redescendre.
Cette montée se fait avec une équipe entraînée par Just Fontaine et qui joue un football spectaculaire avec deux authentiques Marseillais formés à l’OM, notre ami Jean Louis Leonetti et le regretté Jean Pierre Dogliani.
Et c’est ce dernier qui trompe Jean Paul Escale, alors gardien de Valenciennes, sur un but controversé lors du barrage entre les deux clubs.
En janvier 1978, Daniel Hechter cède sa place de président à Francis Borelli suite au scandale de la double billetterie au Parc des Princes. Le PSG remportera sous la présidence de Francis Borelli ses deux premières coupes de France (1982 et 1983), ainsi que son premier titre de champion de France (1986).
En 1991, Canal+ investit dans le PSG et Michel Denisot devient président-délégué du club. Le PSG remportera un titre de Champion de France (1994) et plusieurs Coupes (Ligue et France) ainsi que la Coupe des Coupes. Comme on le voit, ce sont deux Olympiens qui ont lancé l’histoire du PSG. Ensuite, on verra le ballet des différents joueurs passant d’un club à l’autre. Jacki Novi, Pantelic, puis plus tard Dalmat, Luccin, Fiorese, Dehu, M’Bami, Cana, Luyindula et tant d’autres.
On peut dire aussi que les minots de Marseille dans un OM en pleine reconstruction bousculèrent en 1/8eme de finale le PSG de Luis Fernandez en 1982 qui allait remporter sa première Coupe de France. Au PSG jouait le regretté Michel N’Gom qui avait été formé à l’OM.
Ensuite, la rivalité monta d’un cran quand Canal Plus racheta le PSG et essaya de bousculer la hiérarchie. L’OM de Bernard Tapie à l’époque dominait le Football Français. On se rappelle la célèbre phrase de David Ginola en 1993. "On va leur rentrer dedans". Raymond Goethals reprit avec son accent inimitable. "Oui pourquoi pas, mais va falloir qu’il se tape Desailly, Casoni, Boli et Di Meco réunis". Le "pôvre" David court toujours encore. Mais finalement, ce n’est que du football. Espérons que dimanche soir, ça le reste encore et qu’on assiste à un match de haut niveau.
Au niveau du clasico !!!